Les témoignages

Nous recueillons par écrit des témoignages de soignants, étudiants, cadres, militants usagers ou patients, à partir desquels sont organisés nos ateliers. Nous mettons ces témoignages à la disposition de tous, avec l’accord des interviewés, pour que ces traces écrites puissent alimenter la réflexion et le débat au-delà du moment de l’atelier.

La plupart de ces témoignages sont mis en mots pour les Ateliers par la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Photo : Philippe Bizouarn

Margot, Médecin anesthésiste-réanimatrice

« La crise du COVID n’était qu’un symptôme des maux de notre société. »

Cette négation de l’intelligence collective m’apparaît comme intolérable surtout quand on mesure la puissance de l’intelligence collective confrontée à des situations de crise majeure. Comment ne pas reconnaitre que ces collectifs contribuent aussi à réduire les peurs éprouvées par chacun ?

..Quitter l’hôpital était devenu pour moi une évidence, presque une nécessité. Cependant, compte tenu des tensions sur les effectifs, je ne voulais surtout pas mettre mes collègues en difficulté. Aussi, je différai mon départ de quelques mois pour limiter ses conséquences sur le service….

Photo : Philippe Bizouarn

Michel aide-soignant en pédiatrie 

J’adore travailler en binôme, c’est la garantie de soins de qualité pour nos petits patients.

« L’esprit d’équipe, ce n’est pas faire à la place d’un collègue. Moi, je ne ferai jamais un acte qui relève de la compétence d’une infirmière. Par contre, c’est dire par exemple : « Tiens, là je ne comprends pas ce que tu es en train de faire. » Être collectif, c’est être attentif à l’activité de l’autre, le valoriser et lui montrer qu’il est utile car compétent…

Photo : Philippe Bizouarn

Mélanie, infirmière aux urgences

Un dimanche “ordinaire” aux urgences

« Le collègue qui était au tri n’avait pas le temps de nous expliquer les cas, il collait les étiquettes sur les bras. Vert : le patient est stable, il sera vu mais il va attendre. Orange : ça va du clair au foncé, ce qui n’est pas assez précis pour des journées embouteillées comme celle d’hier. Rouge : c’est l’urgence vitale, elle nécessite d’emblée deux infirmiers. La zone Covid requiert aussi un infirmier dès qu’elle accueille un patient. Si bien qu’à un moment, je me suis retrouvée avec cinquante-deux patients sur la filière longue. Je ne savais plus quoi faire… 

Photo : Philippe Bizouarn

Fabrice, anesthésiste réanimateur, chef de service au CHU de la Timone, Marseille

Le rapport aux patients est un enjeu d’humanité

« Quand je suis arrivé, il y a cinq ans dans ce service, j’ai vite ressenti un manque de confiance, ce qui est humain. Mais il y a aussi l’habitude de ce système pyramidal où l’on attend que tout vienne d’en haut ! J’ai le sentiment que certains attendaient de moi quelque chose d’un peu rigide et directif, mais que je n’avais pas envie de mettre..

Aquarelle : Thomas Boyer

Charlie, Secrétaire médicale dans un hôpital pour enfants

L’hôpital coule, coule doucement

« A présent, au sein de l’hôpital, j’interviens de temps à autre auprès de parents ou d’enfants sourds. Je traduis dans la langue des signes les questions des familles, j’explique les soins qui vont être engagés par les équipes de soignants, cela contribue au bien-être des enfants et de leurs parents et à faire la liaison avec le personnel soignant….

Hélène – Comité de Défense de l’hôpital de Concarneau, membre du bureau de la Coordination Nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité

Depuis 2 ans je fais partie de la Commission des usagers de l’hôpital Quimper Concarneau. C’est une des instances considérées par le ministère de la Santé comme organisant la démocratie sanitaire en France. 

« La tendance est de considérer que le service d’urgence ne doit répondre qu’aux urgences vitales : infarctus ou corps en miettes.  Ce qu’on estime être l’utilisation abusive des services d’urgence, ce qu’on appelle souvent la bobologie, concerne relativement peu de personnes….

Sébastien, psychologue clinicien hospitalier de psychiatrie publique de secteur en milieu carcéral

« Les urgences n’étaient pas moins urgentes, elles étaient même plus aiguës »

« La personne détenue devient un patient à partir du moment où elle a franchi le seuil du lieu de soin, l’Unité Sanitaire que nous préférons appeler Unité de Soins. Ce statut hospitalier se spécifie dès l’accueil, une prise en considération de proximité, une présence soignante qui fait sentir tout de suite que l’espace proposé n’est pas le même qu’ailleurs dans la prison….

«Les personnes qui arrivent sont confrontées à ce qu’on appelle le « choc carcéral », un effondrement psychique sérieux à traiter. En ce moment, avec la « crise sanitaire », il y a une très vive effervescence de tout ce contexte, nous recevons de plus en plus d’urgences. Le travail thérapeutique doit souvent d’abord se situer du côté de la contenance de ce qui déborde nos patients au niveau de la souffrance et des angoisses…. 

Photo : Jeremy Chanchou

Julie, Infirmière – Service des urgences pédiatriques, APHP

Je suis infirmière aux urgences pédiatriques depuis quatre ans. C’est mon premier poste. Nous avons encore la chance de pouvoir choisir notre affectation.

« Lors de la pandémie, une omerta a masqué la réalité de l’activité des services au quotidien et donc aussi des dysfonctionnements. La grande majorité des infirmières se sont interdit d’évoquer cela. Elles ont mis en avant leur devoir de réserve et ont, de fait, réactivé la relation historique de dépendance vis-à-vis des autorités médicales…

Anne-Claire, ex-infirmière aux urgences de Bicêtre

Il y a un moment où l’on se dit que la coupe est pleine

 « Le 18 novembre 2019, sous les objectifs des journalistes, les officiels débarquaient aux urgences de l’hôpital Bicêtre. Il y avait là le directeur de l’ARS Ile-de-France, celui de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris et quelques autres personnalités venues assister à la signature du premier « Contrat zéro brancard ». Tous se sont chaleureusement congratulés autour du champagne et des petits fours, se réjouissant d’inaugurer le premier dispositif destiné à désengorger les urgences et éviter que les patients y passent jusqu’à 70 heures dans les couloirs…..

Emma, secrétaire hospitalière

Il suffit d’un grain de sable et le planning déraille

 « Mon métier c’est aide-soignante. Secrétaire hospitalière ce n’est pas un métier.  Ce poste est souvent attribué aux aides-soignantes. Les deux activités ont des points communs : le soin, l’accueil, l’attention. Être secrétaire c’est communiquer avec les familles, par téléphone, par mail.  Je suis la personne qui a le premier contact avec elles. Je leur propose des dates de rendez-vous. Ou plutôt, j’impose. Je gère tant bien que mal le manque de moyens, de personnel, de lits….

Rosine, militante au comité pour la défense de l’hôpital de Vire et à la coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité

L’enjeu d’aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les fermetures de lits, c’est celui du droit à la santé

« Moi qui ne connaissais pas le milieu des élus, j’ai été très déçue. J’ai aussi été frappée par le cynisme des décisionnaires que j’ai pu rencontrer au Ministère, à l’Agence Régionale de Santé, ainsi que les directeurs successifs de l’hôpital de Vire. Ils n’hésitaient pas à utiliser des incidents pour arriver à leur objectif : fermer la maternité….

Anne, sociologue, Collectif limiter la casse

Je me souviens d’une affichette aux urgences de l’hôpital St Antoine qui annonçait : « les toxicomanes ne sont pas acceptés ici ». C’était dans les années 80, années où l’héroïne s’est diffusée de plus en plus largement. A cette époque, les toxicomanes étaient à priori exclus des services hospitaliers, ils étaient orientés vers des services spécialisés qui ne connaissaient qu’une réponse : la désintoxication

 « Je me suis inspirée de cette démarche qui commence par faire un diagnostic participatif pour aboutir à l’expérimentation de réponses adaptées aux réalités de terrain. C’est la démarche de la santé communautaire, adoptée par la suite dans la lutte contre le sida. Mais dans les années 80, il n’y avait pas en France d’expérience antérieure. Nous avons dû bricoler nos outils en fonction des réalités de terrain » 

Olivia, militante associative

Au début, la bannière de notre blog était : « des humains impatients pour une psychiatrie humaine ».

Est-ce que le militantisme est un travail ? En tous cas, c’est le travail que je me donne, avec l’association HumaPsy, où il faut avoir eu une expérience de la psychiatrie en tant que patient pour être membre actif, et où les tâches sont partagées, ça tourne.

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Candice, aide-soignante en réanimation médicale

«On sait qu’à l’hôpital la famille participe à 50 % à la thérapie. Le patient est l’acteur principal, il y a autour de lui les acteurs du soin et … sa famille« .

 « Dans le brouhaha des «bipbip» du service de réanimation, j’ai reçu le fiston. Il était complètement perdu. On n’est jamais prêt, de toute façon, pour la mort, même si les médecins ont précédemment fait des signes d’alerte.  C’est difficile à dire, mais j’ai senti qu’il voulait que ce moment s’arrête vite. » 

Yves, militant au Comité pour la défense de l’hôpital de Douarnenez

Les usagers ont du mal à obtenir les informations de gestion

 « Je me souviens des discussions que nous avons eues avec le directeur de l’ARS à Rennes. Il n’a pas cédé, au prétexte que l’on manquait d’anesthésistes. Nous avons tout juste réussi à garder quelques vacations pour des coloscopies ou des poses de pacemaker. Les malades doivent maintenant aller à Quimper, à l’hôpital public ou dans les cliniques privées….

Thibaud, médecin généraliste au sein d’une Permanence d’Accès aux Soins de Santé

«Les PASS, au quotidien, sont d’abord tributaires de leur mauvaise identification ou méconnaissance, au sein même de l’hôpital, alors qu’elles y sont le plus souvent adossées. En découlent trop souvent des représentations erronées du personnel même des hôpitaux ou des institutions, et donc du grand public, quant aux rôles des PASS dans l’accueil des personnes en situation de grande précarité...

 « A Marseille, la PASS « Adulte » rassemble une trentaine de professionnels : assistants socio-éducatifs, infirmiers, agents d’accueil, médecins, étudiants, attachés de recherche et médiateur en santé. Ce caractère pluri professionnel permet d’assurer une prise en charge globale de notre public mais n’est pas transposable à toutes les PASS. » 

Anne, rhumatologue, ancienne coordinatrice de l’Espace santé des quartiers Nord de Marseille

« Ça rigole dans la grande pièce d’accueil ; on n’y affiche pas les airs renfrognés qu’on voit trop souvent entre les murs des hôpitaux. L’espace est ouvert.

« Il faudra imprimer dans la mentalité des soins hospitaliers que soigner les publics défavorisés fait partie du service public autant que de développer une technologie ultra-performante. C’est pourquoi je souligne aussi l’importance que chaque centre de soins soit adossé à une structure hospitalière….

« J’ai toujours travaillé, à l’hôpital, dans des secteurs hors les murs, comme celui de la prison, puis des centres de santé.  J’estime que ce n’est pas faire de la sous-médecine que de faire de la médecine sociale ...

Estelle, infirmière puéricultrice aux Urgences dans un hôpital de l’Est

J’accueille les enfants aux urgences dans un box de consultation spécialisé qui est situé un peu à l’écart, que j’ai adapté, en faisant appel à la Fondation de France – les Pièces jaunes – pour que le décor soit mieux adapté à leur sensibilité.

 « Quand je dis à une cadre de pôle que ce n’est pas normal que des gens dorment dans le service d’urgence sur des brancards, que c’est récurrent, que ça ne représente pas l’hôpital public, que je n’ai pas l’impression d’être une soignante …. elle me répond: “ Il va falloir vous habituer à ce que ça soit ainsi”. Est-ce que c’est une réponse ? » 

Jacques, Ancien directeur d’hôpital (1975 – 2020)

« Les directeurs d’hôpitaux ont perdu beaucoup de leur autonomie pour écouter et tenir compte du terrain, des médecins, des soignants, des usagers. Ils sont là pour exécuter et mettre en œuvre les décisions ministérielles et ils sont évalués là-dessus, par les Agences Régionales de Santé qui sont elles-mêmes chargées de contrôler cette mise en oeuvre

 « Cela diffère de l’époque des années 70 et 80 où nous avions de l’autonomie, nous n’étions pas pour autant irresponsables, nous partagions nos compétences réciproques avec des universitaires, des médecins, des directeurs d’hôpitaux, des soignants pour bâtir l’hôpital adapté aux besoins du pays…. 

Stéphane, médecin réanimateur pédiatrique

« Dans ce processus d’érosion, nous avons une responsabilité car nous nous sommes longtemps sentis protégés face à cette vague montante de rationalisation aveugle. A mes yeux, la prise en compte des seules activités postées contribue à la dégringolade des savoirs et à une dévalorisation de nos fonctions…

« Pour ma part, j’ai toujours voulu exercer ce métier, être médecin à l’hôpital public, être actif dans des lieux où des enfants peuvent mourir : cela a du sens. L’hôpital, c’est aussi un lieu où les relations humaines sont très riches et tout particulièrement quand je suis auprès de jeunes collègues dans mes fonctions d’enseignement, c’est exigeant mais très agréable, très stimulant…

Élisa, accueillante, conseillère
conjugale et familiale

Nous étions devenus des personnes en mission humanitaire, dans un pays qui est l’un des plus riches de la planète.

« Le château en santé » est situé dans le quinzième arrondissement de Marseille. Il est installé dans une bastide du dix-neuvième siècle qui a été longtemps inoccupée. Il offre aux habitants de ces quartiers…

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Martin, pédopsychiatre

« Quand vous arrêtez de soigner la maladie mentale, ça va commencer à déborder, à perturber et à déranger »

« Malheureusement, ce qu’on a vu, et ce qu’on voit encore, pendant la crise du covid ça n’a pas été une augmentation des moyens. Ce sont les équipes qui se sont organisées. Il n’y avait pas vraiment de stratégie politique. Pourquoi ferait-on au long cours ce qu’on n’a pas fait pendant la crise ? Je suis plutôt pessimiste. Ce qui nous reste actuellement pour continuer à faire vivre la pédopsychiatrie, c’est de tout faire pour survivre : par des collectifs, par des associations. Je m’engage dans ces mouvements…

Delphine, praticien hospitalier en psychiatrie

« Demander à quelqu’un de rester confiné dans sa chambre, c’est l’antithèse du soin psychiatrique »

« les directives interdisaient de se réunir dans un local. Mais c’est de l’anti-soin psychiatrique, une prise en charge collective est indispensable : se réunir, parler de ce que l’on a observé, ressenti avec tel ou tel patient, confronter tout cela..

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Fabien, infirmier aux urgences

« Il ne s’agit pas de savoir s’il y a des vraies ou des fausses « urgences ». Nous devons apporter la meilleure réponse possible à tous ceux qui en ont besoin. Le problème est que la médecine n’est pas organisée pour prendre en charge de manière efficace les soins non programmés.

« Il est vrai que l’espace d’accueil des patients, notamment, n’est rien d’autre qu’une zone de triage. Cette disposition de l’espace et la distribution des rôles qu’elle induit privilégient l’aspect technique de la prise en charge. Or, les soignants sont autant dans l’humain que dans le technique.

Jean-Luc, chirurgien orthopédiste pédiatrique, chef de pôle

« Face à cette bureaucratie on est confronté à des professions où les gens n’entendent pas la réalité du travail. Ils n’entendent pas ce qu’on leur dit ! Même si leurs grands mots sont, “je me rapproche de vous, j’entends ce que vous dites”, en fait ils n’entendent rien du tout !

Quand on enlève une hernie discale ça va prendre 30 minutes, c’est une petite incision de 3 cm, moi je démonte la colonne de la base du cou jusqu’à au bas du dos et j’en ai pour 3h. Le système de tarification à l’activité (T2A) pénalise complétement l’hôpital public….

Si le chef de pôle n’est pas complètement adhérent à ce que dit l’administration, on rentre très rapidement dans le conflit…..

Anne-Charlotte, étudiante en médecine

« Ce travail de manip m’a permis de découvrir le monde médical, la relation avec les patients. C’est un métier épanouissant, mais une petite voix me disait de retenter médecine pour ne pas regretter »

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Michel, militant de la lutte contre le SIDA

Les « petites barcasses » ont su mieux s’adapter que les « gros paquebots ».

J’ai une formation de pharmacien mais depuis 1989 je ne travaille plus en officine car je me suis alors engagé dans l’association AIDES dès la fin de mes études et ainsi participé à la mise en place de réponses communautaire avec toutes les personnes infectées ou affectées par le VIH …

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Philippe, médecin réanimateur

Vu « d’en haut », du moment qu’on opère les gens, tout va bien

« Ma vie et celle de mes collègues, c’est le planning et le tableau de service. C’est nous qui gérons notre planning en anesthésie-réanimation. Il faut tout entrer dans des cases, même ce qui n’y entre pas, comme lorsque je donne un cours ou que je suis avec la famille d’un patient. Je dois justifier tout ce que je  fais. Tout le monde est en négociation permanente avec les directions pour essayer de prouver le bien-fondé de ses activités…

Patrick, psychiatre

L’entraide permanente, c’est le soin.

« … J’ai franchement l’impression de vivre dans un monde de fous ! Comme si on voulait nous imprégner d’une réalité qui semble fausse, alors que je passe mon temps à m’ancrer dans votre réalité avec mes troubles psychiques… ».
Le patient qui s’exprime ici a eu un très long
trajet psychothérapique

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Frédérick, médecin généraliste

Dans la crise du COVID, c’était curieux la façon dont les élus locaux ont été évincés.

Je suis médecin généraliste dans un petit groupe médical. J’exerce en campagne, dans le Limousin à Ambazac en Haute-Vienne. C’est une petite ville de 5 à 6000 habitants mais c’est conséquent pour le Limousin.

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Fabien, infirmier Diplômé d’État

Il y a un accueil de technologie de pointe mais c’est aussi le réceptacle de la « misère sociale ».

Fabien est IDE depuis 2008 (35 ans). Il travaille en 2x12h aux urgences de l’hôpital de Saint Nazaire (Loire Atlantique). Urgences avec compétences SMUR …

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Julien, praticien hospitalier gériatre

Chez nous, je veux dire dans mon unité, durant la crise, les liens entre paramédicaux et médecins se sont raffermis.

Je suis médecin hospitalier gériatre aux hospices civils de Lyon, c’est-à-dire dans le service public. Je suis dans un service hospitalier de ce CHU depuis 2017. Avant j’étais en Franche-Comté.

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