Jean-Luc, chirurgien orthopédiste pédiatrique, chef de pôle

« Olivier Véran a dit qu’il fallait rendre aux hôpitaux leurs spécificités régionales, locales, afin qu’ils puissent s’adapter. Ce que tout le monde attendait. Mais, tour de passe-passe, il a ajouté que pour que ces spécificités puissent s’exprimer à l’échelon local, il fallait renforcer les ARS. On s’est regardé en se disant que c’était le sommet de la manipulation. On termine le Ségur avec un renforcement de la centralisation…

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Stéphane, médecin réanimateur pédiatrique – Témoignage

« Dans ce processus d’érosion, nous avons une responsabilité car nous nous sommes longtemps sentis protégés face à cette vague montante de rationalisation aveugle. A mes yeux, la prise en compte des seules activités postées contribue à la dégringolade des savoirs et à une dévalorisation de nos fonctions. ….Pour ma part, j’ai toujours voulu exercer ce métier, être médecin à l’hôpital public, être actif dans des lieux où des enfants peuvent mourir : cela a du sens. L’hôpital, c’est aussi un lieu où les relations humaines sont très riches et tout particulièrement quand je suis auprès de jeunes collègues dans mes fonctions d’enseignement, c’est exigeant mais très agréable, très stimulant.

Témoignage « Quand vous arrêtez de soigner la maladie mentale, ça va commencer à déborder, à perturber et à déranger » Martin, pédopsychiatre

« Malheureusement, ce qu’on a vu, et ce qu’on voit encore, pendant la crise du covid ça n’a pas été une augmentation des moyens. Ce sont les équipes qui se sont organisées. Il n’y avait pas vraiment de stratégie politique. Pourquoi ferait-on au long cours ce qu’on n’a pas fait pendant la crise ? Je suis plutôt pessimiste. Ce qui nous reste actuellement pour continuer à faire vivre la pédopsychiatrie, c’est de tout faire pour survivre : par des collectifs, par des associations…

« Vu « d’en haut », du moment qu’on opère les gens, tout va bien » Témoignage de Philippe, Médecin réanimateur

« Ma vie et celle de mes collègues, c’est le planning et le tableau de service. C’est nous qui gérons notre planning en anesthésie-réanimation. Il faut tout entrer dans des cases, même ce qui n’y entre pas, comme lorsque je donne un cours ou que je suis avec la famille d’un patient…

« Demander à quelqu’un de rester confiné dans sa chambre, c’est l’antithèse du soin psychiatrique » Delphine, praticien hospitalier en psychiatrie

« Les directives interdisaient de se réunir dans un local. Mais c’est de l’anti-soin psychiatrique, une prise en charge collective est indispensable : se réunir, parler de ce que l’on a observé, ressenti avec tel ou tel patient, confronter tout cela ».

Entre cours en visio et stages, les pérégrinations d’une étudiante en médecine

Anne-Charlotte, étudiante en médecine

« Ce travail de manip m’a permis de découvrir le monde médical, la relation avec les patients. C’est un métier épanouissant, mais une petite voix me disait de retenter médecine pour ne pas regretter ».

Le témoignage d’Olivia, militante associative

Un nouveau témoignage est en ligne : celui d’Olivia, Patiente associative.

Est-ce que le militantisme est un travail ? En tous cas, c’est le travail que je me donne, avec l’association HumaPsy, où il faut avoir eu une expérience de la psychiatrie en tant que patient pour être membre actif, et où les tâches sont partagées, ça tourne. La notoriété d’HumaPsy est encore faible mais les réseaux sociaux fonctionnent bien.

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En ligne : de nouveaux témoignages

La rubrique Témoignages s’est enrichie de six nouvelles prises de paroles de membres du Collectif. Elles et ils sont médecin généraliste, psychiatre, accueillante ou encore praticien hospitalier. Tour à tour elles et ils s’expriment sur leur vécu de la crise sanitaire, leurs déceptions mais aussi leurs joies et aspirations.

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