Témoignage de Jacques, ancien directeur d’hôpital

« Les directeurs d’hôpitaux ont perdu beaucoup de leur autonomie pour écouter et tenir compte du terrain, des médecins, des soignants, des usagers. Ils sont là pour exécuter et mettre en œuvre les décisions ministérielles et ils sont évalués là-dessus, par les Agences Régionales de Santé qui sont elles-mêmes chargées de contrôler cette mise en oeuvre »

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Photo : Philippe Bizouarn

Témoignage de Sébastien, psychologue clinicien hospitalier de psychiatrie publique de secteur en milieu carcéral

« La personne détenue devient un patient à partir du moment où elle a franchi le seuil du lieu de soinDepuis plus de vingt-cinq ans c’est la loi, toute personne détenue doit pouvoir recevoir des soins dispensés par des soignants des hôpitaux publics. Ces soins dépendent de l’hôpital public de secteur du lieu de détention. A la fois l’hôpital général, pour le somatique, et l’hôpital psychiatrique pour le soin psychique. Pour ma part, je travaille pour l’hôpital psychiatrique et essentiellement en maison d’arrêt, au sein d’un des lieux de détention les plus importants au niveau national, et ce sans prendre en considération la surpopulation actuelle…..

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Prochaine rencontre au théâtre de la Criée occupé à Marseille, mardi 25 mai à 17h

Nous poursuivons nos échanges avec les occupant.e.s du théâtre de la Criée.

Au delà des chiffres, des lits, des morts

la réa c’est quoi?

Avec Fabrice Michel, anesthésiste réanimateur pédiatrique, hôpital de la Timone

Visitez le blog du collectif des occupant.e.s de la Criée

Soigner dans les quartiers Nord de Marseille

Témoignage d’Anne ancienne coordinatrice de l’Espace santé de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille

« Il faudra imprimer dans la mentalité des soins hospitaliers que soigner les publics défavorisés fait partie du service public autant que de développer une technologie ultra-performante. C’est pourquoi je souligne aussi l’importance que chaque centre de soins soit adossé à une structure hospitalière….

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Témoignage de Fabien, infirmier aux urgences

« Il est vrai que l’espace d’accueil des patients, notamment, n’est rien d’autre qu’une zone de triage…Cette disposition de l’espace et la distribution des rôles qu’elle induit privilégient l’aspect technique de la prise en charge. Or, les soignants sont autant dans l’humain que dans le technique…La visée de la tarification à l’acte c’était la standardisation du soin. Mais la qualité de la présence qu’attend un patient n’est ni normalisable ni quantifiable….

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Jean-Luc, chirurgien orthopédiste pédiatrique, chef de pôle

« Olivier Véran a dit qu’il fallait rendre aux hôpitaux leurs spécificités régionales, locales, afin qu’ils puissent s’adapter. Ce que tout le monde attendait. Mais, tour de passe-passe, il a ajouté que pour que ces spécificités puissent s’exprimer à l’échelon local, il fallait renforcer les ARS. On s’est regardé en se disant que c’était le sommet de la manipulation. On termine le Ségur avec un renforcement de la centralisation…

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Stéphane, médecin réanimateur pédiatrique – Témoignage

« Dans ce processus d’érosion, nous avons une responsabilité car nous nous sommes longtemps sentis protégés face à cette vague montante de rationalisation aveugle. A mes yeux, la prise en compte des seules activités postées contribue à la dégringolade des savoirs et à une dévalorisation de nos fonctions. ….Pour ma part, j’ai toujours voulu exercer ce métier, être médecin à l’hôpital public, être actif dans des lieux où des enfants peuvent mourir : cela a du sens. L’hôpital, c’est aussi un lieu où les relations humaines sont très riches et tout particulièrement quand je suis auprès de jeunes collègues dans mes fonctions d’enseignement, c’est exigeant mais très agréable, très stimulant.

Témoignage « Quand vous arrêtez de soigner la maladie mentale, ça va commencer à déborder, à perturber et à déranger » Martin, pédopsychiatre

« Malheureusement, ce qu’on a vu, et ce qu’on voit encore, pendant la crise du covid ça n’a pas été une augmentation des moyens. Ce sont les équipes qui se sont organisées. Il n’y avait pas vraiment de stratégie politique. Pourquoi ferait-on au long cours ce qu’on n’a pas fait pendant la crise ? Je suis plutôt pessimiste. Ce qui nous reste actuellement pour continuer à faire vivre la pédopsychiatrie, c’est de tout faire pour survivre : par des collectifs, par des associations…